Voiture thermique en 2035 : la France mène la fronde contre l’Allemagne et l’Italie
La bataille autour de la fin du moteur thermique en 2035 n’est toujours pas terminée. Alors que l’Allemagne et l’Italie veulent pousser vers un assouplissement plus important, 7 autres pays dont la France font front pour bloquer l’initiative.
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L’Union européenne a quelque peu assoupli sa position quant à la fin de la vente des véhicules neufs thermiques en 2035. L’Allemagne et l’Italie y voient une ouverture pour tenter d’obtenir de nouvelles concessions en faveur du moteur à combustion. Face à eux, d’autres pays sont bien décidés à riposter pour ne pas perdre du terrain sur la transition écologique, et plus encore.
Selon un document confidentiel révélé par Les Échos, le 8 juin 2026, la France, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, l’Espagne et la Suède ont signé un texte commun pour dire « non » au rétropédalage. Pour eux, ralentir la cadence face à la crise énergétique actuelle serait tout simplement « une erreur stratégique ».
Mi-décembre, la Commission européenne avait déjà lâché du lest en acceptant de ramener l’objectif de baisse des émissions au pot d’échappement de 100 % à 90 %, les 10 % restants pouvant être compensés par des carburants alternatifs ou de l’acier vert.
Mais pour l’Allemagne et l’Italie, le compte n’y était pas : les deux pays comptaient profiter de l’examen du texte au Conseil européen et au Parlement pour vider la réforme de sa substance et faire baisser le pourcentage. Ils voulaient ainsi satisfaire les demandes des constructeurs historiques locaux.
La France ne l’entend pas de cette oreille. Le gouvernement français a réussi à fédérer six autres pays pour empêcher tout nouveau recul. Chaque voix compte. C’est là que le calcul politique de la France intervient. Le cabinet de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a confirmé détenir officiellement une minorité de blocage. En clair : aucun passage en force du camp pro-thermique n’est désormais possible, tant qu’aucun des alliés ne retourne sa veste.
La flambée actuelle des prix de l’essence est brandie comme la preuve indiscutable que l’électrification rapide n’est plus seulement un enjeu climatique, mais une question critique de sécurité et d’indépendance énergétique pour le continent. Un argument qui fait mouche auprès des sept pays.
L’Allemagne et l’Italie s’accrochent toujours à la défense de l’hybride rechargeable et aux carburants de synthèse (e-fuel) comme des alternatives viables au 100 % électrique. Néanmoins, les différents pays ne sont pas d’accord sur les calculs proposés pour autoriser telle ou telle solution à perdurer après 203
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