La Nasa a déjà réussi Artémis III, mais ça s’appelait Apollo 9

🚀 Uzay 📰 Numerama 🕐 2 saat önce
La Nasa a déjà réussi Artémis III, mais ça s’appelait Apollo 9

La mission Artémis III doit avoir lieu en 2027, comme une grande répétition générale en orbite terrestre avant de vraiment se poser sur la Lune. Un scénario qui ressemble beaucoup à celui d'une mission parfois considérée comme secondaire, mais pourtant majeure dans l'histoire de la conquête spatiale : Apollo 9.

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Ce 9 juin 2026, la Nasa s’apprête à annoncer les noms des astronautes qui seront à bord de la mission Artémis III. Une mission qui ressemble à une transition : moins spectaculaire que les photos incroyables ramenées par Artémis II, et moins historique que le retour sur la Lune prévu pour Artémis IV.

Et pourtant, Artémis III est une étape majeure dans le programme lunaire états-unien, et ce n’est pas la première fois que la Nasa fonctionne ainsi par étapes. Déjà au temps de la conquête lunaire des années 1960, avant que Neil Armstrong et Buzz Aldrin ne se posent sur la Lune avec Apollo 11, une mission avait consisté en une sorte de répétition générale en orbite terrestre : Apollo 9.

C’était en mars 1969. Quelques mois auparavant, trois astronautes avaient passé quelques jours en orbite autour de la Lune, une première historique célébrée par Apollo 8 et qui signait une avance considérable des États-Unis dans la course à l’espace engagée avec l’URSS en pleine guerre froide.

Mais lors de ce séjour, les astronautes ne disposent pas d’un atterrisseur lunaire, pas encore prêt et qui prend du retard. C’est tout l’enjeu d’Apollo 9 où, pour la première fois, le vaisseau spatial Apollo est au complet avec un module de commande et de service et un module lunaire.

D’un côté, les États-Unis sont confiants, car leurs débuts dans le vol habité se passent à merveille avec les succès d’Apollo 7 et 8. En revanche, la construction de l’atterrisseur pose des problèmes techniques. Il faut un engin pesant moins de 5 tonnes à vide pour pouvoir être transporté par la fusée Saturn V, et capable de se poser sur la Lune puis de repartir.

C’est pourquoi la Nasa coupe tout ce qu’elle peut pour que le vaisseau rentre dans les clous. Comme le raconte le scientifique Charles Frankel, dans son ouvrage L’Aventure Apollo, les parois en aluminium font environ un tiers de millimètre d’épaisseur, les pieds sont faits de la même matière et peuvent tout juste soutenir le poids du vaisseau avec la pesanteur lunaire, tandis que les astronautes n’ont même pas de chaises.

En plus, la Nasa a fait un choix très décrié à l’époque : concevoir un vaisseau en deux parties, avec l’une qui reste en orbite lunaire, et l’autre qui descend sur la Lune, puis revient pour un rendez-vous orbital afin que les astronautes puissent rentrer chez eux. Un système complexe

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