Situation du ciment au Burkina : « La spéculation tire aussi sa source des populations, des consommateurs, qui participent aux pratiques illicites », interpelle la BMCRF
Le Burkina Faso fait face, depuis quelques mois, à des difficultés d'approvisionnement du marché national en ciment , alors que le pays est fort de huit unités de production basées à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et à Ziniaré. Face à cette situation qui persiste, le ministère de l'Industrie, du commerce et de l'Artisanat a, à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), animé une conférence de presse sur le sujet, ce jeudi 11 juin 20
Face aux pénuries de ciment qui affectent le Burkina Faso depuis plusieurs mois, les autorités ont annoncé de nouvelles mesures de contrôle. La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a précisé que le suivi des flux de production jusqu'aux détaillants sera renforcé. Chaque cimenterie devra désormais fournir une liste détaillée des acheteurs et des quantités livrées.
La BMCRF souligne également l'importance du rôle des consommateurs dans la lutte contre la spéculation. Selon le coordonnateur général, Sanibé Faho, les consommateurs qui achètent le ciment à des prix supérieurs aux tarifs officiels contribuent aux pratiques illicites. Les prix officiels du ciment, fixés à 100 000 FCFA/tonne pour le CPJ et 115 000 FCFA/tonne pour le CPA 45, n'ont pas été modifiés.
Ces mesures visent à rétablir l'approvisionnement normal du marché et à endiguer la spéculation sur un produit essentiel pour la construction au Burkina Faso.
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