Vous ne voulez pas manger d’insectes ? C’est peut-être à cause de vos lointains ancêtres
Si la consommation d'insectes est répandue chez les humains à travers la planète, ce n'est pas le cas en Europe ou même sur l'essentiel de l'hémisphère nord. Une spécificité qui serait déjà en place durant la Préhistoire.
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Aimeriez-vous un dessert avec des macarons aux grillons ou une poignée de vers de farine en apéritif ? Si vous êtes européen, il y a de fortes chances qu’une telle perspective vous dégoûte, ou a minima, vous surprenne un petit peu. Pourtant, d’autres peuples à travers le monde en consomment régulièrement, alors pourquoi tant d’appréhension ?
D’après une étude parue dans Science, la réponse pourrait se trouver dans nos gènes, et par extension, dans les pratiques culinaires de nos lointains ancêtres. Pour s’en assurer, une équipe de chercheurs, spécialistes en biologie évolutive, est allée chercher dans les traces ADN restant sur des humains ayant vécu il y a environ 9 000 ans en Europe.
Ils ont alors découvert que nos lointains ancêtres avaient bien des traces d’insectes dans leur corps, mais en des quantités bien moindres que celles que l’on retrouvait chez les gorilles ou les chimpanzés, ou même encore les Néandertaliens. Selon les chercheurs, cela serait dû à une consommation accidentelle : les hommes préhistoriques devaient avaler quelques insectes par inadvertance en se nourrissant, mais il ne s’agissait pas de la base de leur alimentation.
Pour aller plus loin, ils se sont servis du Projet 1000 Génomes, un catalogue en accès libre qui cherche à répertorier l’ensemble des variations génétiques chez les humains, avec une quantité phénoménale de données. Cela a permis de mettre en lumière une explication génétique à l’entomophagie.
Même au temps des hommes préhistoriques, les humains qui vivaient sur le continent européen possédaient des variantes du gène CTBS qui le rendaient beaucoup moins actif dans l’estomac. Ce gène aide normalement l’organisme à assimiler la chitine, le principal composant de l’exosquelette des insectes, aussi envisagé pour créer des habitats sur Mars, mais c’est une autre histoire.
À cause de cette faible activité enzymatique, les Européens prenaient simplement moins de forces et de nutriments en mangeant des insectes. Leur carapace traversait le corps comme une simple fibre alimentaire végétale, ce qui rendait cette nourriture peu rentable pour nos ancêtres, sans pour autant être douloureuse.
Au contraire, les humains vivant à la même période sous les tropiques avaient une population d’insectes bien plus importante, et étaient plus habitués à en consommer. Les études génomiques ont
📌 Chanzo
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