Médias : Mamadou Ibra Kane et Ibrahima Lissa Faye saluent l’appel au dialogue de Bakary Sarr
Les patrons de presse Mamadou Ibra Kane et Ibrahima Lissa Faye accueillent favorablement l'appel au dialogue du nouveau ministre de la Communication, Bakary Sarr, et réclament une révision du Code de la presse et du CNRM.
Le nouveau ministre de la Communication, Bakary Sarr, a tendu la main aux acteurs des médias lors de sa passation de service, en s’engageant à « travailler dans un esprit de dialogue » et à garantir la liberté de la presse. Une déclaration bien accueillie par les principaux représentants du secteur, selon PressAfrik.
Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (CDEPS), a salué cette ouverture tout en attendant une rencontre pour approfondir les échanges. « D’abord, c’est rétablir le dialogue. C’est important », a-t-il déclaré sur les ondes de la Rfm, avant de pointer la nécessité de revoir la loi créant le Conseil national de régulation des médias (CNRM), adoptée récemment par l’Assemblée nationale.
Pour Kane, les textes régissant la presse sont obsolètes. « Le Code de la presse est un texte aujourd’hui non seulement obsolète, mais qui ne répond plus aux exigences d’une presse au XXIe siècle », a-t-il martelé, appelant à une mutation technologique du secteur.
Même son de cloche du côté d’Ibrahima Lissa Faye, président de l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne. Il estime que la presse a souffert des décisions de l’ancien ministre Alioune Sall, évoquant « deux ans de tumultes, vraiment des moments extrêmement difficiles ». Avec Bakary Sarr, il voit « une nouvelle feuille de route » et un « apaisement des projets », tout en se réjouissant de l’accent mis sur les modèles économiques et la viabilité des entreprises de presse.
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Le nouveau ministre, universitaire et ancien secrétaire d’État à la Culture, hérite d’un dossier marqué par la contestation du CNRM, perçu par une partie de la profession comme une menace pour la liberté d’informer. Un recours en inconstitutionnalité contre la loi a d’ailleurs été déposé par Aïssata Tall Sall et 22 autres députés de l’opposition.
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