PASTEF seul opposant à lui-même : le risque de paralysie institutionnelle au Sénégal
Depuis le limogeage d'Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre, le parti PASTEF s'est retiré de l'exécutif et s'oppose au président Bassirou Diomaye Faye, devenant le principal adversaire du régime.
Depuis l’alternance au Sénégal, le parti PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité) a remporté une hégémonie électorale écrasante, laissant l’opposition traditionnelle atrophiée. Pourtant, le principal adversaire du régime n’est plus à chercher dans les rangs des coalitions libérales ou socialistes, mais au sein même de la matrice originelle du pouvoir.
Cette situation d’auto-opposition s’est concrétisée après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye. En nommant Ahmadou Al Aminou Lô à la tête du gouvernement, le chef de l’État a marqué une rupture avec son ancien mentor. Lors de la formation de la nouvelle équipe de trente membres, PASTEF a officiellement refusé d’y participer, dénonçant des désaccords sur le rôle de la majorité dans l’État. Seules quelques figures dissidentes sont restées au palais. Plusieurs personnalités issues de Pastef ont choisi de rester dans le gouvernement ou d’accepter des postes ministériels malgré la ligne de Sonko, faisant de la question des ministres issus ou proches de Pastef un point sensible de la séquence politique, comme le rapporte Xibaaru.
Désormais, Ousmane Sonko, réfugié à l’Assemblée nationale, a fixé ses lignes rouges sur des dossiers sensibles comme la dette publique et les négociations avec le FMI. Il menace d’utiliser ses pouvoirs parlementaires pour bloquer toute restructuration jugée défavorable. Le parti assume ainsi les rôles de majorité et d’opposition, laissant le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô dans une position instable, tiraillé entre la nécessité de rassurer les marchés et les critiques de son propre camp.
Le slogan ‘Jub, Jubal, Jubanti’ était un contrat moral avec le peuple. Deux ans après l’élection, ce serment est mis à l’épreuve de la recomposition politique. Guy Marius Sagna accuse Diomaye Faye de vouloir diviser Pastef pour se constituer une force politique dévouée. Selon lui, Diomaye Faye aurait sollicité le poste de président d’honneur puis de président du parti, mais la direction de Pastef a refusé. Cette configuration inédite expose le Sénégal à un risque de paralysie démocratique, où la principale force de blocage émane du parti qui a porté le président au pouvoir.
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Pour éviter les désagréments, diomaye se rectifie, revient à la case de départ, renvoie toutes ces rocailles en commençant par mimi et diouf. Si diomaye s’effondre il l’a mérité. Qu’il cha
📌 Kaynak
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