Homosexualité : Ignace Yaméogo porte un regard critique sur la problématique
Instituteur à Pouytenga, dans l'ancienne région du Centre-Est, Ignace Yaméogo est membre fondateur de la génération Cheikh Anta Diop. Son engagement intellectuel remonte à ses années de lycée, période durant laquelle il a milité au sein du club de l'Institut des peuples noirs (IPN), une expérience qui a contribué à forger sa réflexion sur les questions sociales, culturelles et identitaires. Reconnu pour ses analyses et ses prises de position sur des sujets de société, il livr
Instituteur à Pouytenga, dans l'ancienne région du Centre-Est, Ignace Yaméogo est membre fondateur de la génération Cheikh Anta Diop. Son engagement intellectuel remonte à ses années de lycée, période durant laquelle il a milité au sein du club de l'Institut des peuples noirs (IPN), une expérience qui a contribué à forger sa réflexion sur les questions sociales, culturelles et identitaires. Reconnu pour ses analyses et ses prises de position sur des sujets de société, il livre dans cette tribune, une réflexion nourrie par ses convictions et sa compréhension des réalités socioculturelles africaines, relative à l'homosexualité. Une thématique qui continue d'alimenter les débats publics et de susciter des controverses, tant au Burkina Faso que dans de nombreux autres pays. L'HOMOSEXUALITE DANS LA CIVILISATION MOAGHA Les Mossé comme tous les autres hommes de la terre ont toujours eu les mots pour désigner les choses et les réalités qu'ils voyaient ou qu'ils sentaient directement ou subtilement. Jusqu'à ce jour, il n'ya pas un mot pour désigner l'homosexualité en mooré. Cela suffit largement pour conclure que l'homosexualité est étrangère à la civilisation moagha. En revanche, la zoophilie y est bien connue, mais considérée comme une malédiction (yaglen-tiga). En réalité le yagln-tiga est une manifestation du ‘'Daa-ré'' qui est une manipulation diabolique qui pousse un ennemi à avoir des relations sexuelles avec un animal. Cela discrédite automatiquement le ‘'Nedemdo'' et le burkinilem de la victime (son humanité et son intégrité). La conception originelle moagha des relations sexuelles et du mariage est telle qu'il était pratiquement inconcevable d'imaginer des relations sexuelles entre deux personnes du même genre. Les relations sexuelles chez le Moagha. L'homme (le sexe actif) en est le premier acteur. Avant d'avoir une femme, il doit d'abord faire sa maison. Celui qui a une femme est supposé avoir déjà fait sa maison. Faire la cour à une demoiselle se dit donc, ‘'ro pogsaada''. ‘'Ro'' vient de roogo qui désigne maison ou chambre , parce que l'acte final des relations entre l'homme et la femme se déroule dans la maison. Avoir des relations intimes se dit alors ‘'ken ne taaba'' (rentrer ensemble dans la maison où l'homme rentre encore dans la femme). Le ‘'bongo'' qui est l'excision et la circoncision a pour but de parfaire la féminité et la masculinité pour une union vitale des deux sexes par le mariage, le pok-beengo en moore, la mise en adhésion de l'écorche avec le bois . Telle est la conception du mariage chez les Mossé, coller la femme à l'homme. Comme
This article offers a critical perspective on homosexuality from a cultural standpoint, highlighting traditional views within certain societies.
📌 Kaynak
Bu haber XML kaynağından derlenmiştir. Tamamı için orijinal habere gidin.
Orijinal haberi oku →