Quand le lancement de la première Ferrari électrique se transforme en cas d’école

💻 Teknoloji 📰 Numerama 🕐 4 gün önce
Quand le lancement de la première Ferrari électrique se transforme en cas d’école

Depuis le Cybertruck, on n'avait jamais vu un tel rejet épidermique pour une nouveauté automobile. Personne n'aurait pu imaginer cela de la part de Ferrari. Ce qui devrait devenir un cas d'école ne pouvait pas échapper à l'édito Watt Else du 28 mai.

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Jamais un lancement Ferrari n’aura autant fait parler de lui. Hélas, pas vraiment pour les bonnes raisons. Tout avait déjà mal commencé lors du reveal de la Luce sur les réseaux sociaux le 25 mai à 22 heures. La vidéo diffusée en direct était ultra-saccadée : un loupé inimaginable pour un acteur du luxe.

Le pire restait à venir. Quand on découvre enfin le premier modèle 100 % électrique de la marque 10 minutes plus tard, le rejet est immédiat. Le véhicule est tout sauf une Ferrari. Retirez-lui l’écusson au cheval cabré, et plus rien ne rappelle l’élégance, la sensualité, la sportivité ou l’émotion d’une belle italienne. Instantanément, les réseaux s’enflamment. Les clients et les fans de la marque se sentent trahis, et il n’y a pas qu’eux. Une sanction qui se répercute jusque sur la valeur de l’action en Bourse, qui a chuté de 8,4 % le lendemain.

L’appréciation d’un design est certes personnelle, mais depuis le Tesla Cybertruck, il n’y avait plus eu une telle réaction épidermique. Dans la majorité des sondages en ligne, plus de 90 % des répondants rejettent le modèle (sur plusieurs centaines de milliers de répondants). La Luce est moquée dans le monde entier, comparée à un Fiat Multipla ou à la dernière Nissan Leaf (ce qui amuse beaucoup Nissan), mais certainement pas à une voiture d’exception.

Il est d’ailleurs ironique de constater que le géant de la tech chinois Xiaomi semble aujourd’hui mieux comprendre la Ferrari électrique que la marque Ferrari elle-même. À son lancement, le SUV Xiaomi YU7 a rapidement été accusé de copier les lignes du Purosangue. Qu’importe : le succès est massif. Xiaomi a déjà livré plus de 231 000 exemplaires et décline désormais son modèle en version « GT » de 1 003 ch, des performances qui n’ont rien à envier (ou presque) aux 1 050 ch de la Ferrari Luce. Sauf que l’un est vendu l’équivalent 50 000 €, quand l’autre débute à 550 000 € (hors options).

L’ancien président de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, a d’ailleurs tenu des propos particulièrement acerbes auprès de la presse italienne, indiquant qu’il fallait retirer le cheval cabré de ce modèle. Et d’ajouter, non sans une dose d’ironie : « Au moins ce modèle ne sera pas copié par les Chinois. »

L’actuel patron, Benedetto Vigna, assume pourtant son choix et martèle qu’une voiture électrique ne peut pas ressembler aux modèles t

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