Supergirl Woman of Tomorrow : pourquoi la nouvelle bande-annonce déçoit les fans ?
Après le triomphe de Superman, la lune de miel entre James Gunn et le public touche-t-elle déjà à sa fin ? La mise en ligne de la nouvelle bande-annonce de Supergirl: Woman of Tomorrow soulève une vague d'inquiétude et de scepticisme chez les spectateurs. Les clignotants passent doucement à l'orange pour le prochain blockbuster de l'écurie Warner Bros. Discovery.
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Le vent tourne vite à Hollywood. Le relancement du DC Universe (DCU) affichait jusqu’ici une confiance insolente. Mais alors que la machine promotionnelle de Supergirl passe à la vitesse supérieure ce jeudi 4 juin 2026, l’ambiance n’est plus tout à fait la même. Adapté du célèbre comic book Supergirl: Woman of Tomorrow, le long-métrage réalisé par Craig Gillespie et porté par Milly Alcock devait enfoncer le clou après le succès de Superman.
Pourtant, le dernier trailer a douché l’enthousiasme général. Sur les forums et les réseaux sociaux, les critiques fusent : la bande-annonce semble totalement déconnectée de l’âme de la bande dessinée d’origine. À tel point qu’une question commence à saturer l’espace : le DCU s’apprête-t-il à connaître son premier sérieux revers ?
Le premier point de friction, et sans doute le plus visible, concerne la direction artistique. Le comic book Woman of Tomorrow est universellement salué comme l’une des œuvres les plus colorées, lumineuses et picturales de l’histoire moderne de DC. Or, les images cinématiques présentées à l’écran affichent un rendu radicalement opposé.
« Pourquoi tant de films avec beaucoup d’effets spéciaux numériques optent-ils pour cet aspect marronnasse et sans vie ? Basé sur l’un des plus beaux comics jamais réalisés, et ça a l’air complètement délavé », se désole un internaute, résumant le sentiment général.
Le long-métrage souffre d’un syndrome bien connu des blockbusters contemporains, une saturation de fonds verts où les teintes grises et marron prédominent, privant l’univers de tout relief et de toute texture physique. Pour beaucoup, ce « micmac numérique » empêche de ressentir la moindre sensation de vertige ou de danger. L’absence de contrastes réels donne au film un aspect artificiel, presque plus proche d’un film d’animation technique que d’un grand space-opera. On est bien loin de la palette vibrante et solaire que James Gunn avait imposée sur Superman.
Au-delà de la forme de Supergirl, le fond de la promotion interpelle. Le matériel d’origine est fondamentalement un western spatial calqué sur la structure de True Grit (le western de 1969 et le remake de 2010), où Supergirl joue les mentors endurcis auprès d’une jeune extraterrestre nommée Ruthye, en quête de vengeance. C’est un drame intime, centré sur le deuil et la psychologie des personnages.
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📌 Kaynak
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