Voitures électriques neuves : la baisse des prix s’amorce enfin en France
Porté par la baisse du coût des batteries, l'arrivée de nouveaux modèles accessibles et un cadre fiscal reconfiguré, le prix moyen d'une voiture électrique a baissé en 2025. Cette tendance rapproche concrètement les voitures électriques de leurs équivalents thermiques.
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Pour la première fois depuis cinq ans, le prix moyen des véhicules électriques neufs vendus en France a baissé en 2025. De 40 700 € en 2024, il est tombé à 39 000 € l’année suivante, selon le dernier baromètre de l’Institut Mobilités en Transition (IMT) publié le 3 juin 2026. Une baisse modeste en valeur absolue (-4 %), mais significative dans un marché où les prix n’avaient cessé de progresser depuis 2019.
Sur l’ensemble de la période 2019–2025, le prix des voitures électriques accuse tout de même une hausse de 7 %. Cela reste un chiffre bien inférieur à celui des véhicules thermiques. Pour la même période, le prix d’une voiture essence a augmenté de 29 %, tandis que celui d’une voiture diesel a augmenté de 18 %.
Voilà qui illustre bien une divergence de trajectoire marquée : là où l’essence a vu son prix bondir de près d’un tiers sur six ans, le VE affiche la hausse la plus contenue de toutes les motorisations, et le seul à enregistrer un recul significatif en 2025.
La chute observée entre 2024 et 2025 s’explique principalement par des baisses de prix à gamme constante, particulièrement marquées sur les modèles les plus vendus.
L’arrivée sur le marché de la Renault 5 et de la Citroën ë-C3 a également joué un rôle structurant. Ces deux seuls modèles ont représenté 3,3 % du marché total des véhicules particuliers neufs en 2025.
Enfin, les gains sur les batteries et les économies d’échelle ont tiré les prix vers le bas, avec un coût des batteries qui est passé de 180 €/kWh en 2019 à 90 €/kWh en 2025. La démocratisation de la chimie LFP (lithium-fer-phosphate) y est pour beaucoup.
L’indicateur sans doute le plus parlant pour les acheteurs est l’écart de prix entre un VE et son équivalent thermique à segment comparable. Cet écart, longtemps considéré comme le principal frein à l’achat, s’est considérablement réduit en 2025.
Sur le segment B, l’écart a été divisé par deux en un an, passant de 10 000 € à 5 200 €. De plus, l’IMT souligne qu’il « n’existe plus ou peu de surcoût sur ce segment » si l’on prend en compte les diverses aides à l’achat auxquelles le client est éligible.
Sur le segment D, la tendance s’est même inversée : l’électrique est désormais en moyenne moins cher que son équivalent thermique, sous l’effet conjugué du recul des PHEV premium dont la fiscalité devient désavantageuse et surtout de l’o
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