Centenaire de Wade : Karim Wade brille par son absence, des questions sur son avenir politique
Lors de la célébration du centenaire d'Abdoulaye Wade, l'absence de son fils Karim Wade a marqué les esprits. Une absence qui interroge sur l'avenir politique du leader du PDS.
Selon Xibaaru, alors que la Nation rendait un hommage solennel à Maître Abdoulaye Wade ce jeudi 4 juin 2026 sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, l’absence de Karim Wade, fils du centenaire et candidat désigné du Parti démocratique sénégalais (PDS), a frappé les esprits. Ce vide, lors d’un moment crucial pour la famille Wade, alimente les spéculations sur l’engagement politique du leader libéral. L’absence de Karim Wade est d’autant plus risquée pour le PDS qu’elle pourrait nourrir démobilisation morale, fatigue militante, perte de confiance et sentiment d’abandon parmi ses partisans.
Sur les réseaux sociaux, ce choix de ne pas paraître a déclenché une vague d’interrogations. Des internautes et militants s’étonnent d’un retrait qui semble s’installer dans la durée, pointant également la raréfaction de ses traditionnels messages à la nation lors des fêtes religieuses. Pour de nombreux observateurs, cette célébration nationale représentait une occasion idéale pour un retour définitif après une décennie d’exil au Qatar. Dès lors, une question taraude les analystes : pourquoi une telle absence pour un leader qui aspire encore à présider aux destinées du Sénégal ?
En dépit de cette absence, la commémoration officielle a conservé toute sa solennité. La famille restreinte de l’ancien président était dignement représentée par sa fille, Sindiely Wade, présente aux côtés du président Faye. Dans son allocution, elle a évoqué une lettre reçue de son père en 1988 depuis la prison de Rebeuss, où il expliquait qu’un véritable homme d’État doit considérer chaque citoyen comme son propre enfant. Le président Diomaye Faye, qui présidait la cérémonie, a lancé un appel à l’unité, déclarant : ‘On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire’, un tacle à peine voilé contre Pastef. Il a également salué Wade comme ‘un homme de combat, jamais de rancune’, rapportant un échange téléphonique où le centenaire lui a confié : ‘À part quelques petits maux liés à l’âge, je me porte bien.’
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