Burkina/Lutte contre la désinformation : Une soixantaine de journalistes en formation pour promouvoir une « information responsable »
La Direction générale de la communication et des médias (DGCM) organise, du 3 au 6 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, une session d'appropriation des outils de communication au profit des acteurs des médias pour la lutte contre la désinformation et les fake news. Pendant quatre jours, une soixantaine de journalistes renforceront leurs compétences en matière de vérification de l'information, d'utilisation des outils numériques et de pratique du fact-checking. L'ouverture des travaux
La Direction générale de la communication et des médias (DGCM) organise, du 3 au 6 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, une session d'appropriation des outils de communication au profit des acteurs des médias pour la lutte contre la désinformation et les fake news. Pendant quatre jours, une soixantaine de journalistes renforceront leurs compétences en matière de vérification de l'information, d'utilisation des outils numériques et de pratique du fact-checking. L'ouverture des travaux a eu lieu ce mercredi 3 juin 2026. Face à la multiplication des fausses informations et à la circulation rapide des contenus sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, le ministère en charge de la communication entend renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu'ils contribuent davantage à la diffusion d'informations crédibles et fiables. D'où la tenue de cette session de formation. Organisée du 3 au 6 juin 2026 à Bobo-Dioulasso par la Direction générale de la communication et des médias (DGCM), cette session s'inscrit ainsi dans le cadre de l'exécution du programme annuel d'activités de la structure. Elle vise notamment à permettre aux participants de mieux comprendre les mécanismes de la désinformation, de maîtriser les nouveaux outils de communication, de développer des compétences en vérification de l'information et de renforcer leur pratique du fact-checking dans le contexte national actuel. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par le chargé de mission au ministère en charge de la communication, Bakary Koné, qui a souligné l'importance de cette initiative dans un environnement médiatique marqué par une circulation sans précédent des informations. « Cette formation s'adresse aux communicateurs et aux professionnels des médias. Nous sommes dans une période où les informations circulent à grande vitesse, notamment sur les réseaux sociaux, les médias en ligne et parfois même dans les supports de presse écrite. Il est donc important que les journalistes et les communicateurs disposent des outils nécessaires pour faire face à cette réalité », a-t-il laissé entendre. Selon lui, cette session répond à une volonté du ministère d'accompagner les professionnels du secteur à travers des actions de formation adaptées aux défis actuels de l'information. Les professionnels de médias présents à la session de formation à Bobo-Dioulasso Promouvoir une information vérifiée et responsable Dans son intervention, Bakary Koné a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences des acteurs des médias afin qu'ils puissent produire et diffuser des contenus reposant sur des faits vérifiés. « Très souvent, certains confrères ou communicateurs agissent par ignorance. D'autres le font délibérément ou sous l'influence de certaines personnes. Le ministère estime qu'il est important de donner les rudiments nécessaires à l'ensemble des professionnels pour qu'ils puissent désormais traiter des informations vérifiées, crédibles et fiables », a-t-il déclaré. Pour le chargé de mission, la responsabilité des médias dans la construction de l'opinion publique demeure essentielle, particulièrement dans le contexte actuel du Burkina Faso. « Nous devons tous apporter notre contribution à la construction de notre pays. Cela passe aussi par la qualité de l'information mise à la disposition des citoyens », a-t-il ajouté. Le chargé de mission espère voir les bénéficiaires devenir des relais de bonnes pratiques au sein de leurs rédactions respectives Un enjeu majeur dans un contexte sécuritaire sensible Pour les organisateurs, la lutte contre la désinformation ne relève plus seulement d'un impératif professionnel, mais constitue également un enjeu citoyen et stratégique. « La bonne communication et la saine communication mises à la disposition du consommateur, qu'il soit auditeur, téléspectateur ou lecteur, participent d'une manière ou d'une autre à la construction de notre pays », a soutenu Bakary Koné. Cette session est ainsi perçue comme une réponse concrète à la nécessité de promouvoir un journalisme responsable, fondé sur la rigueur, la vérification des faits et le respect des règles éthiques et déontologiques de la profession. Durant les quatre jours de formation, les participants bénéficieront de plusieurs communications et exercices pratiques articulés autour de trois principaux modules. Le premier module porte sur la gestion de l'information et le décryptage de la désinformation dans un contexte de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Il permettra aux participants de mieux comprendre les mécanismes de production et de diffusion des fausses informations, ainsi que leurs impacts sur la société. La photo de famille à l'issue de la cérémonie d'ouverture des travaux Le deuxième module est consacré à l'appropriation des nouveaux outils numériques de vérification et de production responsable de l'information. Les participants
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