Condamné, blacklisté, et toujours actif : Whatsapp repart en guerre contre le fabricant de Pegasus
Plusieurs mois après une injonction définitive lui interdisant d'espionner les utilisateurs de WhatsApp, le groupe NSO semble poursuivre ses activités d'espionnage sur la plateforme. C'est en tout cas ce qu'affirme le groupe Meta qui saisit désormais la justice pour outrage au tribunal.
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C’est un conflit judiciaire qui semblait en voie de résolution, mais qui vient de connaître un rebondissement inattendu.
Le 8 juin 2026, Meta a annoncé intenter une procédure pour outrage au tribunal contre NSO Group, le fabricant israélien du logiciel espion Pegasus, l’accusant d’avoir violé une injonction permanente prononcée à son encontre.
L’entreprise américaine indique avoir repéré de nouvelles campagnes d’hameçonnage ciblé liées à NSO, menées directement contre des utilisateurs de WhatsApp.
« Nous avons réussi à neutraliser des tentatives d’ingénierie sociale liées à NSO après avoir enquêté sur des signalements d’utilisateurs », écrit Meta, ajoutant que ces activités violent l’ordonnance qui interdit formellement à la société israélienne de cibler la plateforme et ses utilisateurs.
Concrètement, les méthodes observées par WhatsApp s’apparentent à des campagnes dites de spear phishing, un hameçonnage personnalisé visant des individus précis. Les attaquants auraient ainsi poussé des cibles à cliquer sur des liens malveillants les redirigeant vers des sites externes, hors de l’environnement WhatsApp. Ces techniques sont similaires à des campagnes dites « 1-clic » déjà documentées par le passé et attribuées à NSO.
Meta indique également avoir détecté et supprimé des comptes et groupes de test créés sur WhatsApp dans le cadre de ces opérations. Trois domaines ont été rendus publics comme indicateurs de compromission : ikhwancast[.]com, ghazacast[.]com et fr24cast[.]com. L’entreprise précise les publier afin que tout utilisateur, quelle que soit la plateforme utilisée — email, SMS, WhatsApp —, puisse vérifier s’il a été ciblé.
En revanche, Meta reste discret sur plusieurs points cruciaux : la date exacte des faits, le nombre d’utilisateurs visés, ou encore les preuves techniques ayant permis l’attribution à NSO.
En déposant une demande de mise en outrage, Meta cherche à obtenir du tribunal qu’il sanctionne NSO pour non-respect d’une décision de justice contraignante.
Le dossier met aussi une pression politique supplémentaire sur les autorités américaines, Meta arguant que toute révision des restrictions existantes à l’égard de NSO, entreprise inscrite sur la liste noire du gouvernement américain, représenterait une menace pour la sécurité nationale.
Pour rappel, Meta avait déjà remporté une victoire histo
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